C’est sur les réseaux sociaux, de façon très sobre, que l’annonce a été faite.
« Aujourd’hui, mon mandat de Premier ministre s’achève », a-t-il écrit sur le réseau X. « Le moment où j’ai réalisé que je ne pouvais plus exercer mon mandat conformément à mes principes et mes convictions, j’ai décidé de démissionner », ajoute-t-il.
Alexandru Munteanu n’apporte aucune autre explication à sa décision. Sa démission intervient cependant dans un contexte de très forte tension pour les autorités moldaves : secouées par un scandale de gouvernance au sein de plusieurs agences étatiques, notamment au sein de l’administration publique chargée du contrôle de l’espace aérien.
Les salaires élevés et l’opacité entourant les nominations à la tête de ces agences ont conduit à l’ouverture d’une enquête parlementaire.
Dès l’annonce de la démission de son premier ministre, Maia Sandu a cependant assuré qu’il n’y avait pas de lien de cause à effet : « Les spéculations selon lesquelles il voulait combattre les abus mais en a été empêché sont fausses », a notamment déclaré la présidente moldave. Cette démission va toutefois laisser des traces et c’est indéniablement un coup dur pour Maia Sandu alors que s’ouvrent avec l’Union européenne les négociations sur le premier chapitre d’adhésion.
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