- L’Insee a dévoilé vendredi les derniers résultats des principaux indicateurs conjoncturels de l’économie française.
- Le PIB a reculé au premier trimestre, comme la consommation des ménages, tandis que l’inflation poursuit sa hausse.
- Le gouvernement « reste vigilant, sans céder à l’alarmisme », a réagi Roland Lescure.
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Mauvaise nouvelle pour l’économie française. Alors qu’une croissance nulle de janvier à mars avait initialement été annoncée, le produit intérieur brut (PIB) a finalement reculé de 0,1% au premier trimestre, a indiqué vendredi 29 mai l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans ses résultats détaillés. L’inflation est également en hausse, tandis que la consommation des Français a diminué au mois d’avril. Le gouvernement « reste vigilant, sans céder à l’alarmisme »,
a réagi à l’AFP le ministre de l’Économie Roland Lescure.
La croissance en recul de 0,1%
« La croissance affiche un repli au premier trimestre, à -0,1%, sous l’effet de plusieurs vents contraires conjoncturels et de l’adoption tardive du budget, qui a pu entraîner une forme d’attentisme chez certains acteurs économiques »
, a ajouté le locataire de Bercy.
Tant la demande intérieure que le commerce extérieur ont contribué négativement à la croissance de janvier à mars en France, période où a démarré la guerre au Moyen-Orient. Seules les variations de stocks ont atténué la baisse, selon les calculs de l’Insee.
L’inflation continue d’augmenter en mai
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 2,4% sur un an en mai, après une hausse de 2,2% en avril, d’après une estimation provisoire de l’Insee publiée vendredi. Les prix de l’énergie ont, eux, augmenté de 16,8% en mai sur un an, après 14,3% en avril, portés ce mois-ci par une poussée des prix du gaz.
« L’inflation progresse à 2,4% en mai, tout en demeurant limitée et globalement contenue, notamment par rapport à nos voisins européens »
, a détaillé Roland Lescure.
La consommation se replie en avril
Enfin, les dépenses de consommation des ménages en France se sont réduites en avril, tant sur un mois (-0,5%) que sur un an (-0,4%), indique l’Insee vendredi. « Cette baisse est portée à la fois par le repli des dépenses en carburants »
, dans un contexte de forte hausse des prix, « et par celui de la consommation de gaz et d’électricité, avril 2026 se classant au troisième rang des mois d’avril les plus chauds depuis 1900 »
, a détaillé l’Institut national de la statistique et des études économiques. Les dépenses en énergie des ménages ont ainsi baissé de 2,9% le mois dernier (après une hausse de 0,5% en mars).











