mercredi, septembre 9

Le contrat Brent à l’échéance la plus proche, référence mondiale pour les prix du pétrole, a de nouveau franchi mercredi matin le seuil des 100 dollars le baril, tandis que le standard américain, le WTI, évoluait autour de 95 dollars.

Les cours ont grimpé de près de 20 % depuis le milieu de la semaine dernière, alors que les combats se sont de nouveau intensifiés autour du principal goulet d’étranglement pétrolier du globe.

C’est aussi la première fois depuis le 23 juillet que le baril repasse la barre des 100 dollars.

Le commandement central américain (Centcom) a indiqué que ses forces avaient détruit, le 8 septembre, cinq pétroliers iraniens transportant du brut, après que les Gardiens de la révolution iraniens eurent tiré des missiles balistiques à deux reprises en deux jours contre un navire de guerre de l’US Navy. Le commandement n’a pas identifié le bâtiment, mais a précisé qu’il n’avait pas été touché et qu’il avait poursuivi ses patrouilles dans les eaux régionales.

Cet épisode faisait suite à une frappe similaire le 5 septembre, lorsque des forces iraniennes avaient tiré des missiles balistiques sur un porte-avions américain et un destroyer, les deux bâtiments ayant évité l’attaque. Le commandement avait répliqué en mettant hors d’état de nuire ou en détruisant trois pétroliers iraniens.

Téhéran a riposté en tirant des missiles sur une base militaire américaine en Jordanie, où la défense antiaérienne en a intercepté la plupart, et en renouvelant ses menaces de s’en prendre à des pétroliers dans les eaux koweïtiennes et bahreïnies.

L’Iran a également mis en garde à plusieurs reprises les navires contre l’utilisation de routes non autorisées dans le détroit d’Ormuz.

Selon Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Téhéran s’apprête à décréter prochainement une zone d’exclusion en dehors du détroit, avertissant que tout navire y pénétrant sans coordination avec l’Iran serait inscrit sur une liste de sanctions.

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L’Arabie saoudite est elle aussi entraînée dans l’escalade : des installations d’Aramco à Jazan ont de nouveau été attaquées lundi, même si les dégâts rapportés restent limités.

Environ 7 millions de barils par jour transitent encore par le détroit d’Ormuz, contre quelque 20 millions avant le début de la guerre, le 28 février.

Aucune accalmie en vue

L’escalade militaire s’accompagne d’une escalade financière.

Washington a lancé fin août l’opération Economic Outcast, visant à couper l’Iran du système financier mondial en s’attaquant à son accès aux actifs numériques, aux technologies, à l’or, ainsi qu’aux secteurs aérien et maritime.

Le Trésor américain a, dans un premier temps, placé près de 60 entreprises, individus et navires sous sanctions et annonce de nouvelles mesures chaque semaine, l’Union européenne ayant apporté son soutien à la campagne ce mois-ci.

Le ton s’est durci des deux côtés.

Le secrétaire à la Guerre américain, Pete Hegseth, a déclaré que le pays « détruira [et coulera] » les pétroliers iraniens si l’Iran tire sur des navires américains, tandis que le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a répliqué en affirmant : « frappez nos intérêts et vous serez frappés ».

Le président américain Donald Trump continue d’assurer que la voie maritime fonctionne, affirmant la semaine dernière sur Truth Social que « Hormuz volumes are BACK » et soutenant que 18 millions de barils par jour y circulent.

Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, a toutefois évalué le volume de lundi à 17 millions de barils de brut et de produits raffinés combinés, tout en reconnaissant que la moyenne glissante sur plusieurs jours est nettement plus faible.

Lors de la conférence de presse de la Maison-Blanche la semaine dernière, le vice-président américain, JD Vance, a également refusé de qualifier le conflit en cours de guerre et déclaré que « la seule raison pour laquelle nous ne connaissons pas une crise énergétique mondiale, c’est le leadership du président ».

Face aux derniers développements, les analystes révisent leurs prévisions à la hausse.

La banque Goldman Sachs a relevé lundi de 5 dollars ses prévisions de prix pour le Brent et le WTI en décembre, à respectivement 85 et 80 dollars, et averti que les cours pourraient dépasser 120 dollars l’an prochain si la production du Golfe restait inférieure de 4 millions de barils par jour à son niveau d’avant-guerre, même si ce scénario n’est pas retenu comme central par l’établissement.

Ce texte a été traduit avec l’aide de l’intelligence artificielle. Signaler un problème : [feedback-articles-fr@euronews.com].

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