Le contrat Brent à l’échéance la plus proche, référence mondiale pour les prix du pétrole, a de nouveau franchi mercredi matin le seuil des 100 dollars le baril, tandis que le standard américain, le WTI, évoluait autour de 95 dollars.
Les cours ont grimpé de près de 20 % depuis le milieu de la semaine dernière, alors que les combats se sont de nouveau intensifiés autour du principal goulet d’étranglement pétrolier du globe.
C’est aussi la première fois depuis le 23 juillet que le baril repasse la barre des 100 dollars.
Le commandement central américain (Centcom) a indiqué que ses forces avaient détruit, le 8 septembre, cinq pétroliers iraniens transportant du brut, après que les Gardiens de la révolution iraniens eurent tiré des missiles balistiques à deux reprises en deux jours contre un navire de guerre de l’US Navy. Le commandement n’a pas identifié le bâtiment, mais a précisé qu’il n’avait pas été touché et qu’il avait poursuivi ses patrouilles dans les eaux régionales.
Cet épisode faisait suite à une frappe similaire le 5 septembre, lorsque des forces iraniennes avaient tiré des missiles balistiques sur un porte-avions américain et un destroyer, les deux bâtiments ayant évité l’attaque. Le commandement avait répliqué en mettant hors d’état de nuire ou en détruisant trois pétroliers iraniens.
Téhéran a riposté en tirant des missiles sur une base militaire américaine en Jordanie, où la défense antiaérienne en a intercepté la plupart, et en renouvelant ses menaces de s’en prendre à des pétroliers dans les eaux koweïtiennes et bahreïnies.
L’Iran a également mis en garde à plusieurs reprises les navires contre l’utilisation de routes non autorisées dans le détroit d’Ormuz.
Selon Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Téhéran s’apprête à décréter prochainement une zone d’exclusion en dehors du détroit, avertissant que tout navire y pénétrant sans coordination avec l’Iran serait inscrit sur une liste de sanctions.
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L’Arabie saoudite est elle aussi entraînée dans l’escalade : des installations d’Aramco à Jazan ont de nouveau été attaquées lundi, même si les dégâts rapportés restent limités.
Environ 7 millions de barils par jour transitent encore par le détroit d’Ormuz, contre quelque 20 millions avant le début de la guerre, le 28 février.
Aucune accalmie en vue
L’escalade militaire s’accompagne d’une escalade financière.
Washington a lancé fin août l’opération Economic Outcast, visant à couper l’Iran du système financier mondial en s’attaquant à son accès aux actifs numériques, aux technologies, à l’or, ainsi qu’aux secteurs aérien et maritime.

