La fin d’une impasse pour un secteur crucial: le Parlement a définitivement adopté mercredi une proposition de loi qui doit permettre de relancer les investissements dans les barrages hydroélectriques français, deuxième source d’électricité du pays, en mettant fin à un litige ancien avec la Commission européenne.
Le texte, qui transforme le régime juridique des grandes installations hydroélectriques, a été adopté à l’Assemblée par 290 voix contre 59. Porté de longue date par la députée Marie-Noëlle Battistel (PS) et soutenu par le gouvernement, il avait été adopté la veille dans les mêmes termes au Sénat.
Les insoumis ont voté contre. Les Ecologistes et le Rassemblement national se sont abstenus.
Il était très attendu: l’hydroélectricité représentait en 2025 la deuxième source de production électrique après le nucléaire, et la première renouvelable, avant l’éolien et le solaire.
« Notre mix énergétique figure parmi les plus décarbonés d’Europe » et l’hydroélectricité y « est pour beaucoup », a souligné mercredi la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon.
Le texte « ouvre la voie à une nouvelle dynamique pour l’hydroélectricité française », avec une « perspective de plusieurs milliards d’euros d’investissements dans nos vallées », a-t-elle ajouté.
Ces investissements, indispensables pour ces ouvrages parfois vieillissants, sont actuellement empêchés à cause d’insécurités juridiques, liées à deux procédures de la Commission européenne contre la France.
La première date de 2015 et porte sur la position dominante d’EDF dans l’hydroélectricité. La seconde, de 2019, porte sur l’absence de remise en concurrence des concessions échues.
Les barrages sont en effet actuellement exploités sous un régime de concession (plus de 340): les ouvrages appartiennent à l’Etat et l’exploitation est confiée à un exploitant. Les deux principaux concessionnaires sont EDF et la Compagnie nationale du Rhône.
Les contrats les plus anciens arrivant à échéance, les concessions auraient dû être remises en concurrence, mais la France le refuse.
« Aucun des groupes à l’Assemblée ne le souhaite, les syndicats ne le veulent pas, les exploitants non plus, les citoyens non plus », a martelé auprès de l’AFP Mme Battistel.
De longues discussions ont donc été engagées avec la Commission européenne pour chercher un compromis.
Un accord de principe a finalement été trouvé avec Bruxelles, qui a dit accepter d’abandonner les contentieux à condition que le régime juridique français des barrages soit réformé. C’est tout l’objet du texte.










![Élections en Éthiopie : le parti d’Abiy Ahmed en grand favori [Africanews Today] Élections en Éthiopie : le parti d’Abiy Ahmed en grand favori [Africanews Today]](https://wp.fifu.app/parisparlez.com/aHR0cHM6Ly9zLnlpbWcuY29tL29zL2VuL3ZpZGVvLmZyZXVyb25ld3MuY29tLzkyYWI0NTZiNTBlNzVmYmQwNTlmZTI2NDY2OTY2ZmFh/7ee5d2fad78b/elections-en-ethiopie-le-parti-dabiy-ahmed-en-grand-favori-africanews-today.webp?w=1024&h=1024&c=0&p=340813)
