- L’histoire se termine bien, mais aurait pu très mal tourner.
- Un cueilleur de champignons s’était égaré dans une forêt du Vaucluse.
- Un chien malinois l’a retrouvé vendredi dernier, en dépit de conditions météo très défavorables, raconte le 20H de TF1.
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Le 20H
Il s’appelle Eos, c’est un malinois de 5 ans, et c’est le nouveau héros du Vaucluse. Il est 14h, vendredi 21 novembre, quand un homme de 82 ans et son fils entrent dans une forêt dense de la colline de Saint-Ariès, sur la commune de Bollène. Chacun de leur côté, pour cueillir des champignons, et sans téléphone. Mais la nuit tombe et le père ne rentre pas. Un hélicoptère, cinq policiers et neuf gendarmes sont mobilisés, mais aussi un malinois de l’équipe cynophile de Carpentras.
Les conditions sont très compliquées. « Obscurité totale, beaucoup de vent. Il fallait aller vite. Notre job, la nuit, vu qu’on ne voit rien, on se concentre sur l’attitude du chien. Lui, il fait son job d’olfaction »
, explique le chef Thomas, maître d’Eos, dans le reportage du 20H de TF1 ci-dessus.
Le chien est la clé. Il nous a permis de trouver rapidement l’individu
Le chien est la clé. Il nous a permis de trouver rapidement l’individu
Capitaine Pierre-Philippe Jacquemont, adjoint au commandant de compagnie d’Orange
Après avoir senti l’odeur de l’octogénaire dans son véhicule, le chien trouve la piste et ne la lâche plus. Au bout de trois kilomètres de marche et quatre heures de recherche, il retrouve enfin l’homme égaré dans les bois. « Le papy était très affaibli, conscient, mais très affaibli, en hypothermie »
, raconte le chef Thomas. Un sauvetage inespéré, car dans ces conditions, il était quasiment impossible de retrouver la personne perdue.
« Le chien est la clé. Le chien nous a permis de trouver rapidement l’individu »
, analyse le capitaine Pierre-Philippe Jacquemont. Pour cet adjoint au commandant de compagnie d’Orange, c’est Eos, qui « l’a sauvé, indéniablement. On a des vents à 70 km/h, on a zéro degré, il ne passait pas la nuit le monsieur »
.
C’est Georges, un voisin, qui a prévenu les secours. Il a tenu à saluer le travail des équipes cynophiles après avoir passé une nuit d’angoisse. « C’est une belle histoire parce que franchement, quand on voit comment ils se sont déployés, il fallait voir que ce n’était pas de la rigolade »
, estime-t-il. Encore sous le choc, le père et le fils n’ont pas souhaité s’exprimer. Ils sont tous les deux rentrés sains et saufs chez eux.
De son côté, la gendarmerie rappelle que lors d’une sortie en forêt, il faut toujours prévoir des affaires chaudes, avoir un téléphone chargé et une lampe torche.










