Depuis le jeudi 15 janvier, le Medef de Mayotte a disparu du paysage. La représentation mahoraise du mouvement d’employeurs a été radiée par les instances de la « maison mère », sises avenue Bosquet, à Paris. Une décision rarissime justifiée par plusieurs « manquements graves » – en particulier en matière de « transparence financière » et de « gouvernance ». Fahardine Mohamed, le président de la structure dissoute, y voit des « accusations calomnieuses » et « un déni de démocratie ».
La sanction a été prononcée le 15 décembre 2025 par le conseil exécutif du Medef – l’un des principaux organes de direction à l’échelon national. Dès le lendemain, Garance Pineau, alors directrice générale, a écrit à M. Mohamed pour lui dire de « bien vouloir mettre un terme à l’utilisation de la marque Medef ». Elle a précisé que les personnalités désignées par l’entité mahoraise pour représenter l’organisation patronale dans différentes institutions de l’archipel cesseront d’y siéger. Un « délai d’un mois » a été accordé aux intéressés pour que toutes ces mesures soient mises en œuvre – « soit, au plus tard, le 15 janvier ».
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