- Le Maroc s’est incliné en finale de la Coupe d’Afrique des Nations face au Sénégal, dimanche soir à Rabat.
- Durant le match, une partie des joueurs sénégalais ont quitté le terrain pour protester contre un pénalty en leur défaveur, finalement manqué par le Marocain Brahim Diaz.
- Ce lundi, la Fédération marocaine annonce saisir les instances africaines et internationales suite à cet incident… en vain ?
Les lions de l’Atlas ne sont pas près de digérer leur défaite. Battu dimanche soir par le Sénégal (1-0) en finale de la Coupe d’Afrique des Nations qu’il organisait cette année, le Maroc a annoncé ce lundi 19 janvier la saisine de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération internationale de football (FIFA) à la suite des incidents impliquant son adversaire et ses adversaires. Au point de faire annuler le résultat ?
Durant le match, un pénalty sifflé en faveur du pays hôte à la fin du temps réglementaire après consultation de l’arbitrage vidéo, et juste après un but refusé au Sénégal, a entraîné le départ du terrain d’une partie des joueurs sénégalais, revenus finalement à la demande de leur star Sadio Mané. L’attaquant marocain Brahim Diaz manquera le pénalty avant que le Sénégalais Pape Gueye donne la victoire aux siens.
« Cette situation a eu un impact significatif sur le déroulement normal de la rencontre et sur la performance des joueurs »
, estime la Fédération royale marocaine de football (FRMF) qui entend « recourir aux procédures légales »
auprès de la CAF et de la FIFA « afin de statuer sur le retrait de l’équipe nationale sénégalaise du terrain ainsi que sur les événements qui ont accompagné cette décision »
, indique-t-elle dans un communiqué.
Que disent les règlements ?
« Si, pour n’importe quelle raison, une équipe se retire de la compétition ou ne se présente pas à un match, hormis les cas de force majeure admis par la Commission d’organisation ou refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre, elle sera considérée perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours »
, peut-on lire à l’article 64 du règlement de la CAN.
« Si une équipe refuse de poursuivre un match qui a commencé, elle sera punie d’une amende d’un minimum de 20.000 dollars américains et sera, en principe, déclarée perdante »
, indique pour sa part l’article 148 du règlement de la CAF. Ce qui ne correspond pas tout à fait à ce qui s’est passé dimanche à Rabat. L’équipe du Sénégal n’a en effet pas définitivement quitté le terrain puisque les joueurs sont revenus après environ dix-sept minutes, certains d’entre eux comme Sadio Mané restant même sur la pelouse pour calmer les esprits.
Et puis la coupure a-t-elle eu le moindre impact sur la façon dont Brahim Diaz a tiré son pénalty, une « panenka » manquée qui a terminé dans les gants du gardien sénégalais Edouard Mendy ? Dans un message posté ce lundi sur Instagram, l’ailier du Real Madrid ne se cherche pas d’excuses. « J’ai le cœur brisé
(…) Je me suis battu de toutes mes forces, avec mon cœur avant tout. Hier, j’ai échoué et j’en assume l’entière responsabilité. Je vous présente mes excuses les plus sincères »
, écrit-il.












