Dans les deux hangars du site du Relais à Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), le flux est continu. Chaque jour, 70 tonnes de vêtements usagés chargés défilent sur des tapis roulants avant d’être triés par des agents de l’opérateur de la collecte, puis placés dans les bennes spécifiques.
Dans l’une sera déversé tout ce qui sera revendu dans les magasins Ding Fring, l’enseigne de vente de vêtements à bas prix du Relais, qui en compte 90 ; dans une autre, les jeans destinés au recyclage ; dans d’autres encore, les chaussures ou les habits, selon leur état. La majeure partie sera exportée sur le marché étranger de la seconde main, principalement en Afrique, un débouché qui a longtemps permis d’équilibrer son modèle économique. Or celui-ci vacille pour tous les acteurs du secteur en France, à cause de la hausse des déchets − 290 000 tonnes en 2024 en France, + 18,6 % par rapport à 2021 −, alimentée chaque jour davantage par les produits de l’ultra-fast-fashion, des vêtements de piètre qualité en provenance de Chine, quasi invendables sur le marché de la seconde main. Les coûts de la collecte et du tri augmentent et les recettes ne suivent pas.
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