Entre le Liban et Israël, les multiples prolongations du cessez-le-feu annoncées par l’administration états-unienne ne masquent pas la réalité. La guerre entre Israël et le Hezbollah ne s’est jamais arrêtée. Ce matin du 18 mai encore, l’armée israélienne a bombardé différentes localités dans la région de Nabatiyeh et Tyr, au sud du Liban, pourtant hors de la zone tampon imposée par Tel Aviv. Trois d’entre elles ont encore reçu des ordres d’évacuation dans la matinée. Et les attaques du Hezbollah contre Israël sont elles aussi quotidiennes. Ce lundi, le mouvement chiite affirme avoir visé une plateforme du bouclier antimissiles israélien.
Le président libanais promet de faire «l’impossible» pour arrêter la guerre
Le président libanais a promis ce 18 mai de faire « l’impossible » pour arrêter la guerre avec Israël qui poursuit ses frappes malgré une trêve et de nouvelles négociations prévues à Washington, auxquelles s’oppose le Hezbollah pro-iranien. « Il est de mon devoir et de ma responsabilité de faire l’impossible (…) pour arrêter la guerre contre le Liban et son peuple », a déclaré Joseph Aoun dans un communiqué. Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël visaient notamment au retrait des forces israéliennes du sud du Liban et au retour des déplacés.
Les États-Unis avaient annoncé le 15 mai à l’issue de négociations entre le Liban et Israël, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d’un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche dernier. Et le département d’État américain a indiqué qu’il organiserait un nouveau cycle de discussions les 2 et 3 juin.
Les frappes continuent malgré la trêve
Malgré la trêve, Israël a poursuivi lundi ses frappes contre plusieurs localités dans le sud du Liban, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Le 17 mai, des frappes israéliennes près de Baalbeck, dans l’est du pays, ont tué sept personnes, dont un chef du Jihad islamique palestinien, allié du Hezbollah. Le mouvement chiite libanais, qui rejette les négociations directes entre le Liban et son ennemi juré, a affirmé de son côté lundi avoir visé par drone un objectif militaire dans le nord d’Israël.
« En riposte à la violation du cessez-le-feu » par Israël, le Hezbollah a visé « une plateforme du Dôme de fer », le système de défense aérienne israélienne, dans un camp militaire, « au moyen d’un drone d’attaque », a déclaré le mouvement dans un communiqué.
Il y a donc un fort décalage entre les déclarations de l’administration Trump et la réalité du terrain. Washington se veut optimiste sur les perspectives d’une paix durable entre les deux pays. Mais pour le moment, le quotidien des Libanais est marqué par les bombardements israéliens, les ordres d’évacuation et des villages rasés.
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