Le groupe Vitagermine a annoncé dimanche 25 janvier le rappel de trois lots de son lait infantile Babybio Optima, à la suite d’une série de rappels d’autres laits infantiles, sur fond de risque de contamination d’origine bactérienne.
Les trois lots concernés sont les suivants : Babybio Optima 1, lot 894 408, 800 gr., avec une date d’expiration au 9 juillet 2027, Babybio Optima 1, lot 900 035, 800 gr., avec une date d’expiration au 12 août 2027, et Babybio Optima 1, lot 900 932, 400 gr., avec une date d’expiration au 18 août 2027.
« Dans le contexte sectoriel actuel et [à la] suite [de] l’évolution récente des recommandations des autorités, nous avons procédé à de nouvelles investigations. Les résultats que nous venons de recevoir nous amènent à prendre la décision ce jour de retirer trois lots », a déclaré le groupe.
Le site rappel.conso.gouv.fr déclare aussi que les rappels du groupe Vitagermine ont été réalisés « en raison de nouvelles recommandations des autorités concernant la présence potentielle de céréulide ».
Présence potentielle de céréulide
Plusieurs lots de lait infantile commercialisés en France comme à l’international, notamment par Nestlé et Lactalis, ont récemment fait l’objet de rappels en raison de la présence potentielle de céréulide, une toxine produite par certaines bactéries. Le géant agroalimentaire français Danone avait aussi annoncé vendredi le rappel de deux lots de lait infantile en France.
Deux enquêtes pénales ont été ouvertes, à Bordeaux et à Angers, à la suite des morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de « possible contamination » par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus cereus (céréulide), sans « lien de causalité » établi pour l’heure entre leur mort et la consommation de ce lait, selon les autorités.
La multiplication des rappels de laits infantiles ces dernières semaines inquiète les familles et les professionnels de santé. Les autorités sanitaires rappellent l’importance de la vigilance et de la traçabilité des produits destinés aux nourrissons. Les enquêtes en cours devront déterminer si des défaillances dans la chaîne de production ou de contrôle ont pu contribuer à ces incidents. En attendant, les consommateurs sont invités à vérifier les références des produits en leur possession et à suivre les recommandations officielles pour garantir la sécurité des plus jeunes.
Sollicité par l’Agence France-Presse, le ministère de l’agriculture n’a pas réagi dans l’immédiat.














