- Le porte-parole du Quai d’Orsay était l’invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce lundi.
- Pascal Confavreux a réagi à la dernière déclaration de Donald Trump sur le Groenland.
- Il a également précisé la position de la France quant au coup de force américain au Venezuela.
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Le second mandat de Donald Trump
« Le Groenland appartient aux Groenlandais et aux Danois, c’est à eux de décider ce qu’ils souhaitent en faire, il ne peut pas y avoir de modification des frontières par la force »
, a affirmé ce lundi 5 janvier sur TF1 le porte-parole du Quai d’Orsay. Pascal Confavreux réagissait aux dernières déclarations de Donald Trump à propos de ce territoire qui appartient à l’Union européenne.
Le président américain a réaffirmé ce dimanche soir son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe des États-Unis, au lendemain d’un coup de force américain au Venezuela qui fait vaciller le droit international. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper »
, a-t-il répété à bord de l’avion présidentiel, en réponse aux déclarations de la Première ministre danoise, qui exhortait les États-Unis à « cesser leurs menaces »
d’annexion.
Menace réitérée
« Ce que dit la Première ministre danoise, c’est que les États-Unis doivent cesser de faire peser une menace d’emploi de la force (…) entre alliés de l’OTAN »
, a estimé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, qui a rappelé que « par ailleurs, (…) les Danois et les Américains ont un accord bilatéral en matière de sécurité qui fait que les Américains ont un accès assez large au Groenland »
.
La France ne se résout pas à l’impuissance, a affirmé en substance Pascal Confavreux sur TF1, en constatant cette menace réitérée sur le Groenland, mais aussi le coup de force américain au Venezuela. « On se prépare en termes de réarmement militaire, (…) le projet de loi du gouvernement est d’augmenter le budget militaire, mais aussi en réarmement industriel et économique. (…) Une diplomatie ne peut pas être forte si elle n’a pas un poumon économique fort »
, a-t-il estimé. Le porte-parole du Quai d’Orsay a aussi rappelé que la France poussait pour que l’Europe dispose d’une force géostratégique pour se protéger.
Le coup de force américain au Venezuela dans la nuit de vendredi à samedi a également été évoqué lors de l’entretien de Pascal Confavreux avec Adrien Gindre sur le plateau de « Bonjour ! La Matinale TF1 ». Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères en a profité pour clarifier la position de la France. « Elle est en trois points »
, a-t-il développé. « Le premier, c’est que Nicolas Maduro avait perdu sa légitimité populaire. Il n’avait pas reconnu les élections de juillet 2024. Il avait pratiqué des incarcérations politiques et il avait finalement pris une bonne partie des libertés fondamentales des Vénézuéliens. Et du coup, nous n’allons pas le regretter. »
« La deuxième partie du raisonnement, c’est que le droit international, le moyen d’action qui a été utilisé, n’a pas été respecté. Et ça a été, on le dit de manière très claire : on le regrette »
, a-t-il insisté. « Si des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, qui ont été co-rédacteurs de la Charte des Nations unies il y a 80 ans, ne le font pas, ça aura des conséquences graves pour l’avenir »
. Le troisième élément , « c’est que maintenant, on prend acte de ce qui se passe et il faut prévoir une transition pacifique, et surtout redonner la parole aux Vénézuéliens »
, a-t-il conclu.












