Alex Honnold a pensé à ce défi pour la première fois il y a une quinzaine d’années, au détour d’un voyage dans la capitale taïwanaise, quand il a levé les yeux vers la tour Taipei 101. Samedi 24 janvier, à 9 heures (2 heures, heure de Paris), le grimpeur américain de 40 ans s’avancera au pied de l’édifice, avant de se lancer dans une ascension vertigineuse : 508 mètres en solo intégral. Comprendre : sans corde ni équipement de protection, sans autre assurage que la force et l’endurance de ses bras. Le tout retransmis en direct sur la plateforme Netflix.
Trois jours avant l’événement, qui devrait durer un peu moins de deux heures, le natif de Sacramento (Californie) a été aperçu, encordé et tout sourire, en train de gravir les premières longueurs du 11e plus haut gratte-ciel du monde. Ce projet fou, Alex Honnold l’avait déjà envisagé, donc, en 2012, en partenariat avec la chaîne National Geographic. Projet reporté, puis abandonné. Depuis, Netflix s’est évertué à lui obtenir l’autorisation des autorités locales.
Entre-temps, Alex Honnold a continué de s’imposer comme l’une des plus éminentes figures du monde de l’escalade sur rochers. L’une des plus téméraires, aussi. En juin 2017, une ascension avait assis sa renommée : en solo intégral, il avait gravi Freerider, une paroi de 900 mètres de long sur l’immense formation rocheuse El Capitan, dans le parc national de Yosemite (Californie). Le film documentaire tiré de cette aventure, Free Solo, a été primé aux Oscars, en 2019.
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