Alors que Maud Bregeon avait assuré en compte rendu du conseil des ministres ce mercredi 25 février que le gouvernement a pour objectif une adoption du projet de loi d’urgence agricole avant la fin de l’année, le Premier ministre Sébastien Lecornu a partagé ce jeudi un calendrier plus précis du parcours parlementaire du texte, et annonce une date d’adoption plus ambitieuse.
« Le gouvernement poursuit ses travaux selon une méthode fondée sur la concertation et le pragmatisme, avec un objectif clair: parvenir à l’adoption du texte avant l’été », a fait savoir l’entourage du chef du gouvernement.
Le projet de loi doit être examiné en conseil des ministres à la fin du mois de mars, après une saisine du Conseil d’État en cours du mois. Le texte sera par la suite déposé à l’Assemblée nationale puis examiné par le Sénat dans le cadre d’une procédure accélérée.
Les attentes des agriculteurs « recueillies »
Le Premier ministre a fait parvenir ce calendrier aux syndicats agricoles lors de consultations successives ce jeudi matin, dans le cadre du Salon de l’agriculture, avec les représentants de la FNSEA, puis de la Coordination rurale, de la Confédération paysanne et des Jeunes agriculteurs (JA).
« Les consultations engagées lors du Salon (international de l’agriculture, NDLR) ont permis de recueillir les attentes des acteurs de terrain et d’identifier des points d’équilibre », ajoute l’entourage de Sébastien Lecornu.
Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a par ailleurs précisé de son côté à l’AFP que l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale démarrera en mai.
Il a affirmé que son syndicat avait transmis au gouvernement « l’ensemble des mesures nécessaires pour répondre réellement à la situation d’urgence que traverse notre agriculture ». Les agriculteurs « jugeront sur les actes », a-t-il prévenu.
Ce projet de loi d’urgence agricole avait été annoncé le 13 janvier dernier par le Premier ministre alors que les agriculteurs manifestaient massivement à Paris. Le texte devrait être construit « autour de plusieurs priorités: eau, prédation, moyens de production ».
Article original publié sur BFMTV.com












