mardi, mai 19

“C’est l’un des exemples les plus criants de corruption dans l’histoire américaine”, assure Donald Sherman, président d’une association citoyenne pour la transparence. Le fonds “contre l’instrumentalisation” de la justice, annoncé le 18 mai par le gouvernement de Donald Trump, a été d’emblée largement dénoncé.

“Il constitue le dernier instrument en date du président, et de loin le plus considérable, pour récompenser financièrement ses partisans et alliés maltraités selon lui par des gouvernements démocrates”, souligne The Washington Post.

Le président des États-Unis “a accepté d’abandonner la plainte de sa famille contre le fisc dans le cadre d’un accord de règlement pour le moins inhabituel, créant un fonds de près de 1,8 milliard de dollars pour indemniser ceux qui, comme lui, disent avoir été la cible d’un système judiciaire ‘instrumentalisé’”, explique le quotidien de la capitale.

Trump avait attaqué le fisc en janvier dernier, avec deux de ses fils, pour le détournement de ses déclarations fiscales par un ancien consultant du fisc, qui les avait fournies à des médias (l’homme a déjà été condamné en 2024). L’accord de règlement a été négocié entre ses avocats, le ministère de la Justice et le fisc – placés, in fine, sous l’autorité du président. Si Trump et sa famille sont exclus des bénéficiaires du fonds, les versements seront déterminés par un comité de cinq membres nommés par le ministre de la Justice, “et Trump aura autorité pour remplacer n’importe lequel de ces membres”.

1,776 milliard de dollars

Ainsi, redoute The New York Times, “les contribuables américains pourraient se retrouver à signer des chèques aux inculpés de l’assaut sur le Capitole, le 6 janvier 2021, mené par une foule pro-Trump”, des émeutiers qui ont déjà bénéficié de grâces présidentielles.

Dans un éditorial, le Washington Post déplore le dangereux précédent que crée Donald Trump : ce fonds risque fort de devenir “un modèle pour tous les futurs présidents américains voulant faire profiter financièrement leurs amis et alliés sans rendre de comptes”.

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