Pour répondre à la seconde partie de votre question, la Suisse ne dispose effectivement que de deux centres spécialisés pour les grands brûlés à Lausanne et à Zurich. Cela s’explique notamment par le fait que la Suisse est un petit pays (environ 9 millions d’habitants), mais aussi parce que les grands brûlés sont des patients rares. Or, en médecine spécialisée, on privilégie généralement d’avoir moins de centres mais d’en avoir de très expérimentés. La Suisse étant également un pays de superficie relativement réduite, les temps de distance ne sont pas très importants lorsqu’il faut transférer des patients dans l’un des deux centres.
De plus, et cela répondra en partie au début de votre question, un centre pour grands brûlés nécessite une réanimation spécialisée, des chirurgiens plasticiens et du personnel hautement formés, des blocs opératoires et des équipements spécifiques, ce niveau d’exigence est donc très coûteux.
Concernant les principales étapes du parcours de soins des grands brûlés en France, cela commence par le transfert vers des centres de traitement des brûlés autorisés qui disposent de services de réanimation, chirurgie reconstructrice et soins spécialisés sur le même site. Une fois le patient transféré, les priorités sont notamment de protéger ses fonctions vitales mais aussi de gérer sa douleur et de lutter contre les possibles infections – cela nécessite donc une surveillance continue.
Une fois le patient stabilisé commence alors un long processus afin de débrider les tissus et d’entamer une ou des greffes de peau (cela peut nécessiter plusieurs interventions). Puis, selon les cas, le patient peut être transféré dans un service en soins de suite et de réadaptation spécialisé pour les brûlés. L’objectif est d’optimiser la cicatrisation, de récupérer de la mobilité mais aussi de soutenir la santé mentale des blessés. La rééducation peut, en fonction de la gravité des blessures, durer plusieurs mois voire plusieurs années.













A.