- Une coupure de courant, survenue samedi dans le sud-ouest de la capitale allemande, a plongé 45.000 foyers et 2.200 locaux commerciaux dans le noir.
- Le courant a été rétabli ce mercredi dans tous les foyers privés d’électricité.
- Les autorités privilégient la piste d’un sabotage mené par l’extrême gauche.
Le courant a été rétabli ce mercredi 7 janvier dans tous les foyers du sud de Berlin privés d’électricité depuis un sabotage samedi, ont annoncé les autorités allemandes. La coupure de courant, après l’incendie de câbles sur une installation électrique dans le sud-ouest de Berlin, a plongé samedi 45.000 foyers et 2.200 locaux commerciaux dans le noir et pour certains dans le froid. Mardi, la moitié d’entre eux étaient encore sans électricité.
« Je peux vous informer que l’approvisionnement est complet depuis 14h10 (13h10 GMT) »
, a annoncé à la presse la ministre de l’Économie du gouvernement régional de Berlin, Franziska Giffey.
Un sabotage revendiqué par un groupe d’extrême gauche
Le sabotage de l’installation a été revendiqué par un nébuleux mouvement d’extrême gauche appelé « Vulkangruppe » (« Groupe Volcan »), et les autorités allemandes ont jugé la revendication authentique. « Nous considérons l’authenticité de la lettre de revendication comme établie »
, a déclaré la porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sonja Kock. « Nous n’avons aucun élément indiquant (qu’il puisse s’agir) d’une opération sous fausse bannière »
de la Russie, a-t-elle ajouté. Berlin accuse régulièrement la Moscou d’orchestrer des sabotages en Allemagne, en recrutant ou en manipulant des individus ou des groupes.
Mardi, le parquet fédéral allemand, compétent pour l’antiterrorisme, a annoncé ouvrir une enquête pour « sabotage » et « appartenance à une organisation terroriste ».
Vulkangruppe a revendiqué une douzaine d’attaques depuis 2011, dont un acte de sabotage visant une usine Tesla près de Berlin en mars 2024, où des lignes électriques alimentant le site avaient été incendiées. L’attaque a mis en lumière les difficultés qu’a l’Allemagne à protéger ses infrastructures critiques, au moment même où elle se dit visée en permanence par des « attaques hybrides » orchestrées par la Russie.











