- Le Conseil d’État a validé ce vendredi la classification de La France insoumise à « l’extrême gauche » pour les élections municipales.
- Le parti d’Eric Ciotti, l’UDR, a lui été catégorisé à « l’extrême droite ».
- Ces nuances ont été annoncées par le ministère de l’Intérieur début février, contestées par les deux formations.
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Élections Municipales 2026
Le verdict vient de tomber. Le Conseil d’État confirme, dans sa décision rendue vendredi 27 février, la classification de La France insoumise (LFI) à « l’extrême gauche », mais aussi celle de l’Union des droites républicaines (UDR), le parti d’Éric Ciotti, à « l’extrême droite » pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
« Le Conseil d’État juge, compte tenu de la situation politique prévalant pour les élections municipales de 2026 et des alliances observées pour ces élections, que ni le classement de LFI dans le bloc de clivages ‘extrême gauche’, ni celui de l’UDR dans le bloc de clivages ‘extrême droite’ ne sont entachés d’une erreur manifeste d’appréciation
« , écrit la plus haute juridiction administrative dans un communiqué publié vendredi soir.
Afin de justifier ses choix, le Conseil d’État invoque les « alliances observées pour ces élections »
, pour le parti ciottiste, faisant référence à leur alliance avec le Rassemblement national, déjà classé à l’extrême droite. Pour LFI, il s’agit entre autres « de son positionnement politique par rapport aux formations relevant du bloc de clivages gauche »
, c’est-à-dire son positionnement idéologique en comparaison aux autres partis classés à gauche.
L’UDR à « l’extrême droite »
Les deux formations politiques avaient saisi le Conseil d’État après cette décision du ministère de l’Intérieur. Dans sa circulaire du 2 février, le locataire de la place Beauvau Laurent Nuñez avait notamment écarté du bloc de « gauche » LFI, où elle se situait aux côtés du Parti communiste, des Écologistes et du Parti socialiste. LFI s’était vue requalifiée en raison de sa « remise en cause très forte de l’autorité judiciaire »
et ses « accusations systématiques »
contre « la police (qui) tue »
, preuves pour Laurent Nuñez d’une « évolution vers une forme de radicalité »
, avec « des appels à la désobéissance civile ».
Désormais, la formation insoumise figure aux côtés de Luttes ouvrières (LO), du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et du Parti ouvrier indépendant (POI). La France insoumise, même si elle porte un programme de rupture avec le capitalisme et entretient des liens avec des partis d’extrême gauche, était jusqu’à présent classée à gauche, comme l’avait confirmé une décision du Conseil d’État en 2024.
Ces classifications permettent ainsi de trier les candidats, pour chaque élection, selon leur bord politique. Cette catégorisation comporte au total 26 nuances, simplifiée sous six, de l’extrême gauche à l’extrême droite, afin qu’elle reste lisible pour un maximum d’électeurs.











