Partie émergée de l’iceberg « création musicale » qui flotte tout au long de la saison dans les eaux vives (orchestres, chœurs, maîtrise) de Radio France, le festival Présences a pour habitude de souligner l’originalité d’un compositeur d’importance par une programmation massive de ses œuvres. La 36e édition de la manifestation, qui se déroulera du mardi 3 au dimanche 8 février, à la Maison de la radio, avec une avant-première, samedi 31 janvier, à l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam), a choisi de mettre à l’honneur Georges Aperghis, né en 1945, à l’occasion de son 80e anniversaire. Après Pascal Dusapin en 2021, Tristan Murail en 2022 ou Steve Reich en 2024, le compositeur français d’origine grecque sera donc la tête d’affiche d’une programmation à la fois dense (13 concerts en neuf jours) et variée (21 compositeurs d’aujourd’hui représentant une douzaine de nationalités).
Tête d’affiche ? La formule ne paraît pas adaptée à la personnalité, humble et discrète, de Georges Aperghis, pas plus qu’à sa production, en aucun cas emblématique d’une tendance ou d’une pratique de référence. D’ailleurs, Présences ne cherchera pas à revenir sur le parcours du musicien, mais en proposera un portrait au fil d’une sélection d’œuvres récentes, le fil rouge du festival.
Il vous reste 86.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.















