Une bande d’amis, une bande-son de dialogues sur l’amour et des chansons : voilà quelques mots pour évoquer le travail du cinéaste espagnol Jonas Trueba, révélé en France avec Eva en août (2020), déambulation d’inspiration rohmérienne. On pourrait ajouter Madrid, sa ville natale, que le frêle quadragénaire, né en 1981, filme inlassablement, avec les mêmes acteurs (Itsaso Arana, Vito Sanz, Isabelle Stoffel, Francesco Carril…), au point que sa filmographie ressemble à un album. Un album de musique – pas un film sans qu’un chanteur ou une chanteuse ne se produise dans un bar – mais aussi de photos, comme une extension de la vie.
Les spectateurs pourront en juger, alors que son œuvre fait l’objet d’une rétrospective, jusqu’au 10 février, au MK2 Bibliothèque, à Paris, à l’initiative du Centre Pompidou. Huit longs-métrages y sont présentés, dont quatre inédits en France, notamment le somptueux La reconquista (2016). Il s’agit du premier film de Trueba tourné avec sa compagne, l’actrice Itsaso Arana, visage de madone, qui diffuse à l’écran un subtil mélange de douceur et de détermination – elle est, par ailleurs, metteuse en scène, réalisatrice et scénariste. Le couple a coécrit deux longs-métrages, Eva en août (2020) et le fantasque Septembre sans attendre (2024).
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