L’accord signé jeudi par le sous-secrétaire d’État américain Christopher Landau et le ministre des Affaires étrangères chilien Francisco Perez Mackenna, sous le regard de M. Kast, investi la veille, vise à lancer un processus de consultations.
Son but est « d’explorer des mécanismes de financement, tant privés que publics, pour des projets d’investissement dans les minerais critiques », a indiqué le ministère chilien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le Chili est le premier producteur mondial de cuivre, et le deuxième en matière de lithium. Son exploitation principale – très gourmande en eau – se trouve dans le désert d’Atacama, une des régions les plus sèches du monde, où les conflits autour de l’eau se multiplient ces dernières années.
Cette exploitation n’est donc pas sans conséquence pour l’environnement : menaces d’assèchement des cours d’eau et pollution… les communautés locales, en majorité autochtones, en sont souvent victimes.
« Tous les types de projets miniers ont ce genre de conséquences. Le Chili n’a jamais été bon pour s’attaquer à ces dernières et on ne pense pas que le nouveau gouvernement chilien va changer ça. Il va même probablement affaiblir les révisions et de restrictions environnementales », estime Ezio Costa, directeur exécutif de l’ONG chilienne de défense de l’environnement FIMA.
Et pour EZIO COSTA, cet accord est avant tout un symbole politique :
« Légalement ça n’a aucun effet pour l’instant, entre autres parce que ce n’est pas un accord international mais un simple document. Et je pense que c’est surtout un signe politique, une volonté politique. Une façon pour le nouveau président chilien de s’agenouiller devant Donald Trump »
Suite à la signature de cet accord, le Chili et les États-Unis se sont engagés à mener un premier cycle de consultations d’ici 15 jours.
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