D’abord, disons-le, le système a montré qu’il était opérationnel. Le périmètre de sécurité a tenu bon. Un assassin en puissance a été arrêté dans les couloirs [de l’hôtel Hilton] menant au dîner annuel de l’Association des correspondants à la Maison-Blanche. La seule balle ayant atteint un être humain (un agent du Secret Service) a été arrêtée par le téléphone et le gilet pare-balles de l’officier en question. La scène a bien vite été envahie par une équipe d’intervention armée de fusils d’assaut et de lunettes à vision nocturne, si jamais les lumières venaient à être coupées.
Quelques minutes ont suffi pour que soient mis en sécurité les plus hauts responsables de l’État américain (président, vice-président, membres du gouvernement, président de la Chambre des représentants). L’attaque n’a fait aucune victime.
Un soupir de soulagement
Mais le grand soupir général de soulagement et les avalanches de “Je vais bien” envoyés par texto ne disent pas tout. Cette attaque a ceci de différent des deux précédentes tentatives d’assassinat contre Donald Trump que le président n’était pas la seule cible. Dans son manifeste que s’est procuré le New York Post, l’assaillant présumé déclare avoir visé “les responsables du gouvernement : ce sont des cibles, et leur priorité va du plus haut placé au subalterne.”
Et pendant que retombait l’adrénaline, dans l’entourage de Trump, cette réalité a fait son chemin dans les esprits. Si les choses avaient tourné différemment, les plus hauts responsables des États-Unis auraient couru un véritable danger.
Un écran de télévision renversé devant la table d’honneur évacuée, après l’évacuation d’urgence du président Donald Trump et de la première dame Mélania Trump du dîner de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche à l’hôtel Hilton, à Washington, D.C., aux États-Unis, le 25 avril 2026.. Jessica Koscielniak / REUTERS
Les officiers de protection rapprochée ont pour mission la mise à l’abri par tous les moyens. Si un cortège présidentiel est pris pour cible, les plans d’urgence prévoient qu’il soit scindé et laisse de côté les personnels de second rang et les journalistes accrédités. La priorité est claire : mettre le président en sécurité.
Quand des tirs ont retenti dans l’hôtel Hilton de Washington, les équipes de protection se sont précipitées dans les salles de réception pour retrouver chacune son ou ses protégés et les évacuer, abandonnant parfois à leur sort conjoint, collègues et autre menu fretin.
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