Un vrai sparadrap. Alors que le gouvernement se félicite dans les médias d’avoir évacué la taxe Zucman du budget 2026 définitivement adopté lundi 2 février, la question de la fiscalité des très riches s’apprête à revenir dans le débat. A l’initiative non plus de la gauche, mais des centristes.
Une commission d’enquête sur « l’imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus élevés et leur contribution au financement des services publics » va en principe être constituée sous peu, à la demande du groupe Libertés, indépendants, outre‑mer et territoires (LIOT). Les députés de ce petit groupe centriste et indépendant ont souhaité consacrer à ce sujet le « droit de tirage » dont ils disposent pour la création d’une commission d’enquête. La proposition a été entérinée, mardi 3 février, par la conférence des présidents de l’Assemblée nationale.
« Il y a eu beaucoup de polémiques sur le sujet, et il est temps d’y voir clair », estime Charles de Courson, le député centriste de la Marne à l’origine de cette commission d’enquête. Il devrait en devenir le rapporteur, et la présidence reviendrait à un membre de la coalition gouvernementale. « Nous disposons de six mois pour mener à bien notre travail, précise ce pilier de la commission des finances. Nous devrions conclure avant les vacances parlementaires. » Juste à temps pour nourrir les discussions sur le prochain budget.
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