L’armée israélienne a dit, mercredi 21 janvier dans la soirée, avoir frappé quatre postes-frontières entre la Syrie et le Liban, assurant qu’ils étaient utilisés par le Hezbollah pour du « trafic d’armes », après des frappes meurtrières sur le sud du Liban. Ces postes-frontières se situent « dans la région de Hermel », dans le nord-est du pays du Cèdre, a-t-elle précisé dans un communiqué.
Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin, en novembre 2024, à une guerre avec le Hezbollah, l’armée israélienne continue de viser régulièrement le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne que l’Etat hébreu accuse de se réarmer.
Plus tôt en journée, Israël avait visé plusieurs secteurs du sud du Liban : d’après l’Agence nationale d’information (ANI, agence officielle libanaise), l’aviation israélienne a visé et détruit des bâtiments dans cinq villages, Qanarit, Kfour, Jarjouaa, Kharayeb et Ansar.
L’armée israélienne avait auparavant émis un appel à évacuer pour ces localités. « Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement et vous éloigner d’au moins 300 mètres », avait écrit sur X le porte-parole arabophone de l’armée, Avichay Adraee, à l’attention des habitants vivant à proximité de certains bâtiments.
Les frappes sur le village de Qanarit étaient massives, selon un correspondant de l’Agence France-Presse proche du site, qui a été légèrement blessé, comme deux autres journalistes. D’après le ministère de la santé libanais, dix-neuf personnes y ont été blessées au total et cinq ont été hospitalisées.
« Agressions »
En matinée, deux frappes avaient visé deux voitures, l’une près de Saïda, principale ville du sud, et l’autre près de la ville côtière de Tyr, faisant deux morts, selon le ministère libanais de la santé. Israël a affirmé avoir « visé des terroristes du Hezbollah ».
Ces actions interviennent alors que l’armée libanaise a indiqué, début janvier, avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.
Les cinq villages visés mercredi par des ordres d’évacuation se situent au nord du Litani.
Dans un communiqué, l’armée libanaise a dénoncé « la poursuite des agressions israéliennes (…) qui visent des bâtiments et des habitations de civils ». Elle a affirmé que ces attaques « entravent les efforts de l’armée » et l’empêchent « d’achever l’application de son plan ».
Israël avait jugé que les efforts libanais pour désarmer le Hezbollah, qui doivent se poursuivre sur l’ensemble du territoire, constituaient « un début encourageant » mais qu’ils étaient « loin d’être suffisants ».














