C’est une entame de Tournoi des six nations aussi idéale qu’attendue pour le XV de la Rose. Face à une faible équipe du Pays de Galles, samedi 7 février, l’Angleterre s’est imposée dans son stade de Twickenham en marquant sept essais (48-7) et prend ainsi la tête du classement, devant le XV de France grâce à une meilleure différence entre les points inscrits et les points encaissés.
Face à des Gallois incapables de gagner contre une autre équipe que le Japon depuis la Coupe du monde 2023, les Anglais ont fait le travail sans trembler, bien aidés par l’indiscipline du XV du Poireau en début de match, avec neuf pénalités et une double infériorité numérique de dix minutes lors de la première demi-heure. L’ailier Henry Arundell en a profité pour marquer les deux premiers essais de son équipe (8ᵉ, 19ᵉ), imité ensuite par Ben Earl (24ᵉ).
Lors d’une des rares tentatives d’attaque galloise de la première période, une passe ratée a profité au XV de la Rose et à Henry Arundell, auteur d’un triplé pour donner le point du bonus offensif – obtenu lorsqu’une équipe inscrit quatre essais – à son équipe avant même la mi-temps (36ᵉ). Les Gallois ont cependant sauvé l’honneur en deuxième période, grâce à Josh Adams à la suite d’un piège de plusieurs minutes dans l’en-but anglais (52ᵉ).
Moins efficaces, réduits à quatorze suite au carton jaune de Maro Itoje quelques secondes après son entrée en jeu (51ᵉ), les Anglais, qui avaient marqué un cinquième essai par Tom Roebuck (45ᵉ), ont attendu le dernier quart d’heure pour en inscrire deux nouveaux, dont un de pénalité suite à un mauvais plaquage de Taine Plumtree (68ᵉ). Malgré les entrées de Marcus Smith et Henry Pollock, qui ont donné plus d’énergie au jeu, les joueurs de Steve Borthwick ont inscrit leur dernier essai par Tommy Freeman à la dernière minute (80ᵉ).
Le XV italien s’impose sous le déluge
De l’autre côté du Vieux Continent, sous une pluie battante dans le stade olympique de Rome, le XV d’Italie a entamé son Tournoi par une victoire sur le fil face à l’Ecosse (18-15). Ultra-réalistes et accrocheurs défensivement, les Azzurri ont confirmé leurs nouvelles ambitions, nourries par leur succès en match amical contre l’Australie (26-19), en novembre. Les hommes de Gonzalo Queseda, qui montent en puissance depuis deux ans, ont réédité leur succès de 2024 contre ces mêmes Ecossais (31-29).
Dans des conditions dantesques, sur une pelouse détrempée et sous une pluie battante la majeure partie du match, les Italiens, presque constamment devant au tableau d’affichage, ont su faire le dos rond pour résister au retour écossais en fin de rencontre, en jetant leurs dernières forces dans une féroce bataille au sol. Le tout dans une ambiance électrique.
Pleinement dominant en conquête, le XV italien a pu compter sur l’avance acquise grâce à une entame tonitruante, avec deux essais de Louis Lynagh (8ᵉ) et Tommaso Menoncello (13ᵉ). Favoris sur le papier mais bousculés en mêlée, les Ecossais ont ensuite réduit le score par Jack Dempsey (23ᵉ). Les coéquipiers du troisième ligne ont ensuite fait le siège du camp italien mais ont buté sur la ligne défensive de leurs adversaires et enchaîné fautes et imprécisions.
Malgré la révolte sonnée par l’essai de son demi de mêlée George Horne (66ᵉ), le XV du Chardon n’est pas parvenu à revenir au score et aura fort à faire lors de son prochain match, à domicile, face à l’Angleterre. Le point de bonus défensif – obtenu lors d’une défaite par moins de huit points d’écart – n’apaisera pas les critiques contre le sélectionneur Gregor Townsend, malmené après plusieurs performances mitigées.
De son côté, l’Italie s’en est remise aux frères Niccolo et Lorenzo Cannone et aux pieds de l’ouvreur toulonnais, Paolo Garbisi. Malgré les absences sur blessure de l’ailier toulousain Ange Capuozzo, de l’ouvreur perpignanais Tommaso Allan et du flanker Sebastian Negri, la Nazionale a pris confiance pour son entrée en lice dans le Tournoi et affrontera l’Irlande, à Dublin, lors de son prochain match.












