Son grand cœur et son amour avec Sophie avaient ému les téléspectateurs l’année dernière. Jean-Louis, de la saison 20 de L’Amour est dans le pré, a son exploitation agricole à Saint-Sernin-les-Mailhoc, dans le Tarn, à quelques centaines de mètres du champ où ont été retrouvés les ossements de Delphine Jubillar.
Comme tous les habitants du coin, il a été très touché par cette histoire et la mort de l’ancienne infirmière. Plus de trois semaines après cette terrible découverte, Jean-Louis ne cache pas son émotion.
« Quand j’ai appris qu’il l’avait enterrée » dans du terreau à Mailhoc, « j’ai été épouvanté », déclare-t-il auprès de nos confrères de La Dépêche du Midi, indiquant que « ça aurait pu très bien être dans l’un » de ses champs aussi.
« C’est une honte »
« La première pensée que j’ai eue, c’est pour Delphine. Cette pauvre Delphine n’a rien demandé […] tout ça à cause d’un abruti qui a été fier d’avoir berné la justice pendant six ans, c’est une honte », ajoute-t-il.
Pour Jean-Louis, la préméditation de Cédric Jubillar ne fait aucun doute. « À 99%, c’était prémédité », précise-t-il avant d’ajouter que les « agriculteurs et gens du terroir » savent que le terreau « accélère la décomposition et que, par ce biais-là, on ne retrouve pratiquement rien ».
Cette figure de l’émission, connue pour sa sensibilité, apporte son soutien sans faille à son confrère, le propriétaire du champ. « Cet agriculteur, j’ai de la compassion pour lui. Je le connais assez bien, ça aurait pu arriver à moi comme à d’autres. Il n’a rien pu voir, c’est impossible, même si, pour le commun des mortels, ça semble invraisemblable », souligne Jean-Louis.
Les habitants très en colère
« Je suis en total soutien avec lui, il doit vivre de sales moments et il faut lui dire toute notre solidarité », abonde-t-il.
Cette terrible affaire touche d’ailleurs tous les habitants des villages des environs. « On est tous malades », précise Jean-Louis, qui fait aussi part de sa colère. « Il a menti durant des années et maintenant, pour essayer de sortir de prison plus vite et d’obtenir une peine moins importante, il passe aux aveux… Et on va l’applaudir en plus? Non mais on est chez les fous, c’est inimaginable. »
Dans l’attente du procès en appel, qui devait se dérouler en septembre et qui a été reporté à une date ultérieure, Cédric Jubillar est présumé innocent.
Article original publié sur BFMTV.com




