- Une plainte contre X a été déposée ce jeudi par l’association Foodwatch, aux côtés de familles.
- Elle accuse les fabricants de laits infantiles d’avoir trop tardé à lancer les rappels de leurs lots suspects.
L’affaire ira bien devant la justice. L’association Foodwatch a annoncé ce jeudi 29 janvier à l’AFP avoir porté plainte auprès du parquet de Paris aux côtés de huit familles accusant les fabricants de laits infantiles d’avoir tardé à rappeler leurs lots suspects.
« La plus grande fermeté » espérée par l’association
« Les faits sont particulièrement graves puisque ces laits contaminés
à la toxine céréulide
sont souvent destinés à des nourrissons de moins de six mois, parfois des prématurés au système immunitaire d’autant plus vulnérable »
, souligne l’association (nouvelle fenêtre). « Ils ont été vendus dans le monde entier par des multinationales qui ont commercialisé des produits exposant les bébés à un risque pour leur santé. C’est hors la loi, et Foodwatch est déterminée à réclamer justice et transparence dans cette affaire. »
La plainte contre X vise une série de délits, dont la « mise en danger et l’atteinte à l’intégrité physique des nourrissons », la « tromperie aggravée » ou le « manquement aux obligations de sécurité ». « (Les) fabricants ne pouvaient ignorer les obligations de sécurité sanitaire qui leur incombent. Nous demandons la plus grande fermeté dans cette affaire qui concerne la santé de nourrissons »
, a déclaré l’avocat des familles et de l’association européenne de défense des consommateurs, Me François Lafforgue.
Plusieurs industriels, dont les géants Nestlé (Guigoz, Nidal), Danone (Blédilait, Gallia) et Lactalis (Picot), mais aussi de plus petits acteurs comme Vitagermine (Babybio Optima), ont procédé depuis décembre à des rappels de laits infantiles dans plus d’une soixantaine de pays au total, dont la France, en raison d’un risque de contamination à la céréulide. Cette substance, produite par certaines bactéries, est « susceptible d’entraîner principalement des troubles digestifs, tels que des vomissements ou des diarrhées »
, selon le ministère de la Santé. « À ce stade, il n’a toutefois pas été mis en évidence de lien de causalité entre la consommation des laits infantiles concernés et la survenue de symptômes chez des nourrissons. »












