Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès
Parmi ces dépouilles figurent celles de deux anciens militants namibiens emprisonnés sur l’île sud-africaine de Robben Island. Festus Nehale et Simon Niilenge se battaient pour la libération de leur pays, à l’époque occupé par le régime d’apartheid de Pretoria. Morts respectivement en 1971 et 1974, ils avaient été enterrés au Cap.
L’Afrique du Sud a également restitué des restes humains conservés dans les collections du musée Iziko. Ils avaient été collectés pendant la période coloniale, à une époque où l’étude des ossements était utilisée pour tenter d’établir une prétendue hiérarchie raciale.
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Un acte de « justice réparatrice »
« C’est un acte de justice réparatrice, de dignité et de guérison », a déclaré le ministre sud-africain de la Culture lors de la cérémonie. Un acte qui, selon lui, « donne aux familles et aux communautés la possibilité d’honorer leurs ancêtres sur leur propre terre ».
Son homologue namibienne, Sanet Steenkamp, a souligné de son côté que toutes ces personnes avaient quitté leur pays « en tant que sujets d’un ordre colonial ». « Mais avec leur retour en Namibie, elles sont désormais citoyennes d’une République libre et souveraine », a-t-elle ajouté.
Festus Nehale et Simon Niilenge doivent être inhumés à nouveau mercredi prochain, à l’occasion des cérémonies du « Jour des Héros » en Namibie, qui marqueront cette année les 60 ans du début de la lutte pour l’indépendance du pays.
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La Namibie réclame depuis plusieurs années le retour de dépouilles conservées à l’étranger. Des restes humains emportés pendant la période coloniale avaient notamment été restitués par l’Allemagne en 2011, 2014 et 2018.

