Sur une route budgétaire déjà bien sinueuse, deux nouveaux obstacles se dressent face au gouvernement. Mercredi 14 janvier, dès 15 heures, l’Assemblée nationale doit examiner simultanément les motions de censure déposées par La France insoumise (LFI) et par le Rassemblement national (RN). Les deux textes ont néanmoins très peu de chances d’atteindre la majorité attendue de 289 députés et relèvent plus du coup de communication politique.
Alors que la journée de mardi a de nouveau été marquée par une mobilisation des agriculteurs devant le Palais-Bourbon, ces deux motions de censure dénoncent en effet l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, récemment adopté par la Commission européenne, malgré un vote contre de la France. Ce n’est pas le gouvernement français, dont le pouvoir est très relatif dans cette histoire, qui est directement visé mais plutôt le président de la République, Emmanuel Macron. Bien que l’Elysée se soit finalement opposé au traité, les députés LFI reprochent au chef de l’Etat d’avoir « laissé la porte ouverte à une capitulation de notre pays face à la Commission européenne », tandis que le RN y voit « un échec cinglant ».
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