Pour le Zimbabwe, c’est non. Le pays d’Afrique australe est le premier à avoir refusé de signer un accord bilatéral sur la santé proposé par les Etats-Unis, pour combler le vide laissé par l’arrêt, en janvier 2025, de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid). Le texte promettait 367 millions de dollars (316 millions d’euros) sur cinq ans, sans que soit précisé quelle part serait prise en charge par Washington et quelle part serait financée par Harare. « L’arrangement était asymétrique », a expliqué, dans un communiqué publié le 25 février, le porte-parole du gouvernement, Nick Mangwana, dénonçant le partage de données de santé des Zimbabwéens imposé par l’accord.
« L’aide au développement devrait renforcer les nations, et non créer des dépendances ou servir de moyen d’extraction stratégique », a-t-il poursuivi. La réponse de l’ambassade américaine sur place ne s’est pas fait attendre : « Nous devons maintenant nous saisir de la tâche difficile et regrettable de terminer progressivement notre assistance humanitaire au Zimbabwe. » Une position très alarmante, d’après le Collège des médecins de santé publique du pays, qui redoute les conséquences de l’arrêt des traitements liés à la lutte contre les maladies infectieuses, comme le VIH.
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