La Suisse observera cinq jours de deuil après l’incendie “sans précédent” qui a ravagé dans la nuit de mercredi à jeudi un bar bondé de la station de ski alpine de Crans-Montana, dans le canton du Valais, “faisant une quarantaine de morts et 115 blessés parmi les personnes qui célébraient le Nouvel An”, rapporte The Guardian.
Le président de la Confédération helvétique, Guy Parmelin, a qualifié cet incendie d’événement parmi “les plus traumatisants de l’histoire de la Suisse”, ajoute le quotidien britannique. “C’est un drame d’une ampleur inédite”, a-t-il déclaré, rendant hommage aux nombreuses “jeunes vies fauchées et brisées”.
Fleurs et bougies
La tragédie, survenue aux premières heures de 2026, a pris le Valais “aux tripes, à l’âme, au cœur. Et tout le pays avec”, écrit Blick dans son éditorial.
“Crans-Montana a changé de visage au fil de la journée”, ajoute en écho La Tribune de Genève. “Au matin, habitants et touristes semblaient encore mener la vie insouciante d’un premier de l’An, l’ampleur du drame n’était pas encore connue ou n’avait pas totalement imprégné les esprits. Mais à mesure que les heures ont filé, la gravité s’est installée et les visages se sont fermés”.
Dans la soirée de jeudi, “plusieurs centaines de personnes se sont recueillies” et ont déposé fleurs et bougies à proximité des lieux du drame “pour rendre hommage aux victimes”, relève le quotidien genevois. Un peu plus tôt, “environ 400 personnes” avaient pris part à une messe dans l’église du village.
Fréquenté essentiellement par des adolescents, touristes pour la plupart, le bar Le Constellation était bondé pour le passage à la nouvelle année. Selon les témoins, l’incendie – d’origine encore inconnue – s’est déclaré à 1h30 du matin et s’est propagé à une vitesse fulgurante, suivi rapidement de plusieurs explosions.
“C’était le chaos total”
El País a parlé à Alessio et James, deux jeunes de vingt ans originaires de Lausanne, témoins de la tragédie. “Les gens hurlaient”, déclare James, “les larmes aux yeux”, selon le quotidien espagnol. “Ils couraient dans tous les sens et cassaient des vitres ; c’était le chaos total. Il y avait des gens allongés par terre”.
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