- Le gouvernement suédois a signé lundi un contrat pour l’acquisition de quatre frégates françaises du géant Naval Group.
- Cette vente de 4,3 milliards d’euros est une très bonne nouvelle pour l’emploi dans la ville de Lorient, où se situe l’entreprise.
- TF1 fait le point sur cette aubaine économique.
Suivez la couverture complète
Le 20H
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Près de 55.000 plaques d’acier à assembler, un million d’heures de travail, le tout à répéter quatre fois. Le géant français Naval Group va vendre quatre frégates de défense et d’intervention (FDI) à la Suède pour un montant total de 4,3 milliards d’euros. Cette commande va fournir du travail pour les huit prochaines années au groupe industriel spécialisé dans la défense. Pour Lorient, dans le Morbihan, cette vente donne de quoi donner le sourire.
La mission titanesque s’étendra jusqu’en 2034 pour les plus de 1.000 employés, voire plus, prévus sur ce chantier. De nouveaux recrutements sont attendus dès la fin de l’année. « Ce sont, à court terme, 100 collaborateurs supplémentaires pour Naval Group, d’abord dans les métiers de la coque. Ces recrutements vont se poursuivre en 2028-2029 dans les métiers de l’armement classique
« , détaille, dans la vidéo en tête de cet article, Emmanuel Chol, directeur du site de Lorient.
L’enthousiasme est partagé par les plus de 400 sous-traitants impliqués dans la chaîne de fabrication d’une frégate, mais aussi par une grande partie des Lorientais car le groupe fait office de premier employeur de la ville.
Déjà une quarantaine de postes à pourvoir
« Ça permet de situer Lorient sur la carte, on pense aux sous-marins à Cherbourg, mais Lorient est un gros pôle pour tout ce qui est fabrication et design de bâtiments de surfac
e », se réjouit un habitant interrogé par TF1. « Ça va être une mine de nouveaux emplois pour la région, et c’est très bien
« , estime une autre passante.
Pour mener à bien ces chantiers colossaux, encore faut-il trouver des candidats. Dans une agence d’intérim spécialisée dans le secteur naval, il y a déjà une quarantaine d’offres d’emploi et celles-ci devraient encore augmenter dans les prochaines semaines.
« On va avoir des besoins divers et variés, entre autres des chaudronniers, des charpentiers, des tuyauteurs, des mécaniciens, mais aussi des profils en ingénierie pour accompagner le développement des projets. Donc c’est des postes très divers
« , explique Sophie Thomas, responsable de l’agence.
Ces emplois sont d’autant plus recherchés qu’en parallèle de ce contrat suédois, Naval Group doit aussi produire sept autres frégates de défense et d’intervention pour la marine française et la Grèce.
L.F | Reportage TF1 : Matthieu DESMOULINS, Médéric PIRCKHER et Aurélie JANSSENS



