Jusqu’à cet attentat-suicide du 19 janvier, Jenny, jeune propriétaire chinoise d’un restaurant de nouilles au bœuf du centre de Kaboul, dans le quartier animé de Shahr-e Naw, aimait partager son quotidien sur le réseau social Xiaohongshu. Elle y confiait son goût pour les affaires et l’aventure. Mais son établissement, ouvert en octobre 2024, a subi une attaque à la bombe revendiquée par l’organisation Etat islamique. Bilan : treize blessés et sept morts. Parmi eux, la presse chinoise a fait état d’un Chinois tué et de cinq Chinois blessés.
« Si même la sécurité d’un repas pris en plein cœur de la capitale ne peut être garantie, comment peut-on assurer la sécurité de ces vastes projets miniers et d’infrastructures situés dans des provinces reculées ? », s’est interrogé, sans tarder, le 21 janvier, « Bingqi Shijie Jiexi », un blog chinois influent dans les milieux spécialisés de la défense. La veille, le ministère chinois des affaires étrangères rappelait « une fois de plus » aux citoyens chinois de « s’abstenir de se rendre en Afghanistan dans un avenir proche compte tenu de la situation sécuritaire actuelle sur place ». Il a réitéré son appel vendredi 23 janvier.
Il vous reste 76.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.














