La SNCF a engrangé un bénéfice net en hausse de 16 %, à 1,8 milliard d’euros, en 2025, cinquième année de résultats positifs d’affilée pour l’entreprise ferroviaire, soutenue par la croissance de ses services voyageurs et la rentabilité de sa filiale d’infrastructures.
Sur fond d’ouverture à la concurrence, le chiffre d’affaires du groupe SNCF, dont l’ancien premier ministre Jean Castex a pris la direction en novembre, s’est stabilisé l’an passé à 43 milliards d’euros (− 0,3 %). Ses investissements, à un niveau historiquement élevé, étaient de 5,7 milliards d’euros, dont 3,2 milliards pour la régénération du réseau ferré, a rapporté le groupe dans un communiqué, jugeant les résultats 2025 « satisfaisants ».
« Les services voyageurs ont été la locomotive en 2025 de la performance du groupe », a déclaré le directeur financier, Laurent Trevisani, à l’Agence France-Presse.
Le chiffre d’affaires de SNCF Voyageurs, qui exploite les trains, a progressé de 3 %, à 20,8 milliards d’euros, et son ratio de rentabilité (bénéfice avant intérêt, impôts, dépréciation et amortissement Ebitda comparé au chiffre d’affaires) a augmenté à 13 % (12 % en 2024).
L’activité TGV présente « de bons résultats commerciaux grâce notamment à une fréquentation estivale historique, une reprise confirmée à l’automne et une nouvelle progression des taux d’occupation », a également souligné la SNCF.
La dette du groupe en baisse de 470 millions
SNCF Réseau, la filiale chargée de l’entretien des 28 000 kilomètres de voies ferrées et qui touche les péages, a vu son chiffre d’affaires progresser de 4,8 %, à 8,35 milliards d’euros. Sa rentabilité a fait un bond de 30,5 %, après une augmentation de 26,7 % l’année précédente.
La SNCF « réinvestit chaque euro généré par son activité dans le système ferroviaire tout en préservant sa structure financière », a souligné M. Trevisani. L’an dernier, 11 milliards d’euros ont ainsi été investis en France au total, soit pour améliorer les voies, soit pour acheter des trains neufs, un « niveau record », a souligné M. Trevisani, dont 52 % ont été financés par la seule SNCF, « autre record historique ». Le reste vient surtout de l’Etat et des collectivités.
La dette du groupe a baissé de 470 millions d’euros, s’établissant à 24,3 milliards d’euros.
Seule ombre au tableau, le transport de marchandises, bousculé par les « vents contraires » qui affectent les échanges dans le monde et en France (droits de douane, tensions géopolitiques, conflits, reculs industriels…), a vu son activité baisser. Le chiffre d’affaires de la filiale de fret et de logistique, Geodis, recule de 4,2 %, à 10,5 milliards d’euros, et celui de Rail Logistics Europe, la filiale de fret ferroviaire, baisse de 1,6 %, à 1,8 milliard d’euros.












