Les Serbes ne sont pas assurés de pouvoir continuer longtemps à faire leur plein. La seule raffinerie de Serbie, située à Pancevo, à quelques kilomètres de Belgrade, va en effet devoir être arrêtée « dans quatre jours » faute de pétrole brut à raffiner, a alerté, mardi 25 novembre, le président nationaliste, Aleksandar Vucic. En cause, les sanctions américaines entrées en vigueur début octobre contre la compagnie pétrolière nationale serbe, NIS, qui reste détenue majoritairement par Gazprom et d’autres sociétés russes, et assure environ 80 % des approvisionnements en carburant de ce pays des Balkans.
« Notre situation devient de plus en plus difficile : nous sommes victimes de chantage. Les sanctions imposées à la Russie et à ses entreprises ont des répercussions profondes et stratégiques sur notre pays », a prévenu M. Vucic, lors d’une conférence de presse. Celle-ci a été convoquée avec un objectif : réveiller la fibre prorusse des 6,5 millions de Serbes de plus en plus menacés de replonger dans les douloureuses pénuries des années 1990, lorsque le régime de l’ancien dictateur Slobodan Milosevic avait été placé sous sanctions internationales.
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