- Le mouvement que nous avons connu ces dernières années est-il en train de s’inverser ?Plusieurs marques, dont certaines très connues, décident de rouvrir des magasins physiques car leurs ventes y augmentent, alors qu’elles baissent sur internet.
- Regardez ce reportage du JT de TF1 dans le Nord.
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Le 13H
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Pour renouveler sa garde-robe, Michèle choisit de se rendre directement en magasin, car elle n’y trouve que du positif. « On voit, on peut tâter la matière. L’avantage c’est d’essayer, c’est ça qui est formidable
« , souligne cette retraitée, en plein shopping dans une nouvelle boutique Damart de Lille, dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. De nombreux clients partagent son avis, comme Yvette. Trop difficile pour elle de trouver son bonheur sur le site internet ou sur l’écran d’un smartphone : « Si jamais ça ne va pas, la taille, après il faut renvoyer…
»
On pensait voir la fin des boutiques de vêtements traditionnels. Pourtant, ce sont elles qui font progresser le chiffre d’affaires du groupe Damart, et non plus les ventes en ligne. « Nous avons bien le site web, nous sommes sur les marketplaces, nous avons encore le catalogue, ça vit encore
, indique face à notre caméra Filiep Blontrock, le directeur général de cette marque synonyme de confort thermique. Mais surtout, aujourd’hui en France, près de 50% de notre chiffre d’affaires, ce sont les magasins
« .
Vendre en ligne coûte de plus en plus cher
Même stratégie pour Mango : la marque espagnole va ouvrir 45 nouvelles boutiques en France. Et la tendance ne concerne pas seulement le prêt à porter. L’enseigne d’électroménager Boulanger va ainsi ouvrir 60 magasins d’ici cinq ans. Elle mise sur l’accompagnement des clients pour faire la différence. « On accompagne le client dans l’aide au choix du produit, dans l’aide à l’usage, dans l’aide à la réparation, dans l’aide à l’entretien du produit
« , précise Julien Benjamin, directeur d’un magasin de la marque à Villeneuve-d’Ascq.
Les boutiques n’ont pas dit leur dernier mot, car vendre en ligne coûte de plus en plus cher. « La fidélisation d’un client sur le canal en ligne est relativement coûteuse aujourd’hui
, explique Gwarlann de Kerviler, enseignante chercheuse associée à l’Iéseg School of Management. Et puis avec la politique de retour qui est aujourd’hui la norme, ça crée de la complexité logistique
« . Le retour en grâce des magasins représente un espoir de voir les centres-villes se redynamiser.



