Ce billet est extrait de l’infolettre « Chaleur humaine », envoyée tous les mardis à 12 heures. Chaque semaine, le journaliste Nabil Wakim, qui anime le podcast Chaleur humaine, répond aux questions des internautes sur le défi climatique. Vous pouvez vous inscrire gratuitement en cliquant ici.
Sur l’agenda. Le deuxième Festival des idées « Chaleur humaine », a lieu le dimanche 18 janvier 2026 au Théâtre de la Ville, à Paris. Il reste encore quelques places pour l’’après-midi dans la grande salle – avec dix invités du podcast, puis un bal. Toutes les informations et les réservations sont sur le site du théâtre.
La question de la semaine
Cette semaine, il s’agit d’une question que je me pose moi-même : après le coup de force des Etats-Unis au Venezuela, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a immédiatement expliqué que l’un de ses objectifs prioritaires était de relancer la production pétrolière du pays avec des compagnies étasuniennes. Je me suis tout de suite demandé quelles seraient les conséquences énergétiques et climatiques de cette attaque. Il faut dire que le Venezuela possède des réserves conséquentes de pétrole, potentiellement les plus importantes au monde. J’ai tout de suite pensé au dernier livre de l’économiste Lucas Chancel, Energie et inégalités. Une histoire politique (Seuil, 2025), dans lequel il explique comment ceux qui contrôlent l’énergie détiennent le pouvoir.
Lucas Chancel sera – avec neuf autres invités du podcast « Chaleur humaine » – l’un des invités du Festival des idées « Chaleur humaine », le 18 janvier à Paris, où l’on parlera d’idées concrètes pour faire face au changement climatique et à l’effondrement de la biodiversité. (Renseignements et places sur le site du Théâtre de la Ville)
Après l’attaque contre le Venezuela, Donald Trump a très explicitement évoqué l’intérêt américain pour les ressources pétrolières du pays. Pourquoi sont-elles importantes pour les Etats-Unis ?
Donald Trump a parfaitement compris que ceux qui contrôlent l’énergie contrôlent le monde. La nouveauté, ici, ce n’est pas l’ingérence américaine. C’est le contexte énergétique mondial, avec une raréfaction des ressources pétrolières peu chères – et notamment aux Etats-Unis. C’est en cela que ce qui vient de se produire est un événement majeur du XXIe siècle.
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