- Le groupe antifasciste la Jeune Garde, dissous en juin 2025, pourrait s’être reconstitué.
- Le gouvernement a saisi la justice au sujet de cette possible « reconstitution », indique un participant à une réunion tenue à l’Élysée sur les groupes violents auprès de TF1-LCI.
La Jeune Garde, mise en cause dans l’agression mortelle du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon, s’est-elle illégalement reconstituée, près d’un an après sa dissolution ? C’est ce que soupçonne le gouvernement. Au cours d’une réunion consacrée aux groupes violents extrêmes qui s’est tenue à l’Élysée ce mardi 24 février, l’exécutif a saisi la justice pour « reconstitution de ligue dissoute » au sujet de la Jeune Garde, a indiqué un participant à TF1-LCI.
Dissolutions sur la table
« Le président de la République souhaite que nous travaillions sur la dissolution de chacune des émanations de la Jeune Garde »
, a précisé cette même source. Selon elle, les services de renseignement font état de velléités de reconstitution de cette ligue dissoute dans cinq territoires.
Parallèlement, quatre dossiers de dissolution ont été présentés au chef de l’État. Trois concernent des groupes d’ultradroite, et un d’ultragauche. Ils pourraient s’ajouter aux 24 dissolutions déjà effectives depuis le début du quinquennat, dont 19 pour des groupes d’ultradroite et 5 pour des groupes d’ultragauche.
Par ailleurs, les élections municipales se sont invitées au menu de la réunion. D’après un participant à l’AFP, Emmanuel Macron a exprimé sa « préoccupation »
au sujet de possibles violences émaillant la campagne. Il a demandé au gouvernement de veiller à ce qu’elle « se déroule sereinement »
et que les meetings du Rassemblement national et de La France insoumise ne soient pas perturbés par des groupes.











