Avec notre correspondant à Conakry, Mouctar Bah
L’évènement a permis de présenter au public des documents historiques, des photographies, des films d’archives et des objets patrimoniaux retraçant l’histoire de la Guinée de la période coloniale à la Ve République. Les autorités ont insisté sur la nécessité de numériser les archives publiques, de mieux les conserver et de les rendre plus accessibles.
« Mettre les archives au profit du grand public »
« Aujourd’hui, nous sommes dans un monde complètement numérisé, rappelle Fatoumata Diaraye Diallo, la directrice générale adjointe de l’Institut national de l’Audiovisuel. Il était important pour nous de mettre les archives au profit du grand public, des chercheurs et même des étudiants, de la jeunesse. Car c’est notre mémoire collective, et il était important de les éduquer à ce niveau-là. C’est pour ça que nous avons mis en place cette stratégie numérique. »
En dehors de l’événement, l’Institut national de l’Audiovisuel reste ouvert au public, insiste Fatoumata Diaraye Diallo. « Ils peuvent venir nous rencontrer, visionner les différentes archives que nous avons. »
« Le gouvernement a compris l’importance des archives »
Mais le fonds est encore loin d’être complet. « Nous avons beaucoup d’archives qui sont à l’extérieur. Nous avons fait un plaidoyer pour les récupérer, non seulement au sein des institutions étrangères, mais auprès de toute personne qui détient des archives, qu’elles soient écrites ou audiovisuelles, ou toute archive qui puisse intéresser les institutions publiques. Aujourd’hui, je pense que le gouvernement a compris l’importance des archives et s’intéresse au moyen de récupérer, comme plusieurs pays de la région, nos archives au sein des institutions dites coloniales. »
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