« Rien ne nous détournera de l’Ukraine », a dit le président français. « Aujourd’hui, la Russie croit peut-être que la guerre en Iran va lui offrir un répit. Elle se trompe. » « Le contexte de montée des prix du cours du pétrole ne doit en aucun cas amener à revoir notre politique de sanctions à l’égard de la Russie, c’est la position que le G7 a tenue », a-t-il affirmé.
Les États-Unis ont pourtant autorisé jeudi jusqu’au 11 avril la vente du pétrole russe stocké sur des navires, dans un contexte de flambée des prix du brut. La Russie, poids lourd des hydrocarbures, va ainsi bénéficier de rentrées d’argent pour financer son effort de guerre en Ukraine, où elle a lancé une invasion à grande échelle en 2022.
Emmanuel Macron a néanmoins estimé que la décision américaine avait été prise « de manière exceptionnelle et limitée » et « ne revient pas de manière durable et large sur les sanctions qu’eux-mêmes ont décidées » dans le cadre du G7.
La crainte d’un renforcement de la position de la Russie, selon Volodymyr Zelensky
Volodymyr Zelensky, au contraire, a jugé qu’elle entraînera un « renforcement de la position de la Russie » et « ne contribue certainement pas à la paix ». Selon le président ukrainien, cet « assouplissement » des sanctions pourrait rapporter à la Russie « environ 10 milliards de dollars » qu’elle dépensera en drones et autres armements.
Ces drones sont utilisés en Ukraine, mais le seront aussi contre « les voisins de l’Iran », allié de Moscou, et les Occidentaux présents dans la zone, a assuré Volodymyr Zelensky. « Lever les sanctions juste pour que davantage de drones viennent vous attaquer plus tard n’est, à mon avis, pas la bonne décision. »
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Le président ukrainien s’était d’ailleurs rendu à Bucarest la veille, où il a promu la coopération militaire avec son pays, notamment en matière de drones. À l’issue de leurs entretiens, le chef de l’État roumain Nicusor Dan et Volodymyr Zelensky ont annoncé avoir signé une série de documents, dont une déclaration d’intention portant sur une coopération pour la « production en commun de drones en Roumanie ».
De son côté, la Russie a affirmé que Téhéran ne lui avait pas demandé d’aide militaire. Des médias américains ont en revanche évoqué un partage de renseignements russes pour aider l’Iran à frapper des cibles.











