J’ai joué des matchs à haute tension. Des finales, des qualifications, des rencontres où tout se joue sur un détail. Je sais ce que le football peut provoquer comme joie, comme colère, comme frustration aussi. Mais je sais surtout une chose : le football ne doit jamais nous faire oublier qui nous sommes ni d’où nous venons.
La finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Sénégal et le Maroc n’a pas été un match ordinaire. Elle a opposé deux grandes nations du football africain, deux écoles, deux histoires, deux peuples passionnés. Comme dans toute grande finale, l’engagement a été total, l’intensité extrême, les émotions à fleur de peau. Sur le terrain, les joueurs ont tout donné, parfois jusqu’à la limite, portés par l’enjeu et par la fierté de représenter leur pays.
Le Sénégal a remporté ce match, une victoire tout sauf usurpée. Mais il faut le dire haut et fort : le Maroc aurait aussi pu gagner. Les deux équipes sont aujourd’hui parmi les meilleures du continent africain, et chaque occasion, chaque action pouvait basculer d’un côté ou de l’autre. Cette finale a été l’expression d’un football africain de très haut niveau, un spectacle où le talent et le courage de chaque joueur ont été mis à l’épreuve.
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