Dans un contexte de menaces répétées, depuis le début du mois de janvier, par Donald Trump, de prendre « de gré ou de force », le contrôle du Groenland, la France a décidé, mercredi 14 janvier, à la demande du Danemark, de mobiliser un petit détachement militaire, afin de le déployer sur le territoire autonome danois. Une décision inédite, en coordination avec plusieurs pays alliés de l’Alliance atlantique (OTAN), alors qu’une réunion à Washington, mercredi, a acté un désaccord fondamental du Danemark avec les Etats-Unis sur l’avenir du territoire autonome.
Tous les contours de cette mobilisation ne sont pas encore connus, mais ils devraient être précisés, jeudi, à l’occasion des vœux aux armées du président de la République, Emmanuel Macron, prévus sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône). « De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront », a déclaré, peu après minuit, dans la nuit de mercredi à jeudi, M. Macron sur le réseau X.
A ce stade, selon les premiers éléments communiqués par le ministère des armées au Monde, il s’agit seulement d’un déploiement de troupes dans le cadre de ce qui est qualifié « d’exercice interallié ». Les Français, comme tous les pays européens qui ont annoncé participer à cet entraînement appelé « Arctic Endurance », ne souhaitent aucune escalade avec Washington. Ces envois de soldats, pour la plupart au compte-goutte, apparaissent plutôt comme une façon de faire du signalement stratégique, en soutenant à la fois la souveraineté danoise sur le Groenland, tout en montrant qu’en tant qu’Européens, ils sont capables de s’organiser rapidement pour contribuer à la sécurité de ce territoire.
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