L’eau a d’abord gagné les prés. Puis les routes et les centres-bourgs. A Angers, la Maine est sortie de son lit ; à Saintes, la Charente a inondé plus d’un millier de maisons ; sur la Garonne, entre Tonneins (Lot-et-Garonne) et Cadillac (Gironde), le fleuve a repris ses droits. Pendant des semaines, la décrue s’est fait attendre, ralentie par des sols gorgés d’eau. L’hiver 2025-2026 restera comme celui d’une France sous les pluies, battue par les tempêtes et traversée de crues majeures, selon le bilan de Météo-France publié mercredi 4 mars.
Février a fait basculer la saison dans l’« exceptionnel », selon les termes de Christine Berne, climatologue à Météo-France. Avec des cumuls équivalant à deux fois la normale, il devient le mois de février le plus pluvieux jamais enregistré depuis le début des mesures, en 1959, devant 1970. Sur l’ensemble de l’hiver, l’excédent atteint 35 %, classant la saison au 8e rang des plus arrosées. De la Bretagne à la façade atlantique, jusqu’au pourtour méditerranéen, il a plu plus d’un jour sur deux, parfois plus de deux jours sur trois. « Les pluies ont été quasi quotidiennes à partir de janvier », appuie Christine Berne, avec quarante jours d’affilée de précipitations, un record.
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