Madrid semble « enfin » prendre la situation en main afin de rétablir « le calme » à Ceuta, lâche le journal conservateur espagnol El Mundo. Il était temps, s’exclame une bonne partie de la presse, à gauche comme à droite, dans une Espagne où le gouvernement a été « vivement critiqué » pour sa gestion de la crise causée fin juillet par l’afflux soudain et massif d’environ 80 000 migrants dans cette enclave autonome située au nord du Maroc, rappelle le quotidien de centre gauche El País.
Mardi 25 août, le Premier ministre socialiste, Pedro Sánchez – fraîchement rentré de ses « généreuses (et interminables) vacances », grince le titre centriste El Periódico de Catalunya – a réuni le conseil national de sécurité portant sur ce sujet qui secoue l’actualité espagnole depuis près d’un mois.
Le gouvernement avait, au préalable, annoncé la création d’un organisme spécial pour gérer la situation à Ceuta. Une mesure qui était réclamée depuis des semaines par le président de la ville autonome, Juan Jesús Vivas (PP, droite), mais qui était « restée lettre morte », note La Vanguardia, autre quotidien centriste. La direction de cette entité est confiée au ministre de la Politique territoriale, Ángel Victor Torres.
Gestion « catastrophique »
Plusieurs ministres défileront également au Parlement espagnol d’ici au 31 août pour « rendre des comptes », informe El Mundo. « L’origine de cette entrée massive de migrants, les informations dont disposaient au préalable les plus hautes instances de l’État [espagnol] et l’insuffisant dispositif déployé [à Ceuta] par la Garde civile [gendarmerie espagnole] » sont autant de questions auxquelles le gouvernement devra répondre, s’impatiente le journal de droite.
« [Le ministre] Torres fera face à de nombreux problèmes, poursuit La Vanguardia. Le plus important est de trouver un lieu à Ceuta pour accueillir ceux qui refusent de retourner au Maroc. Ils sont des milliers, la plupart sans abris et, dans bien des cas, n’ont pas de quoi se nourrir », s’inquiète le journal barcelonais.
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