Pays à la pointe des nouvelles technologies, la Corée du Sud se veut aussi pionnière dans leur régulation. Jeudi 22 janvier, elle est devenue l’un des premiers pays doté d’une loi sur l’intelligence artificielle (IA). Le texte, voté en 2024, est entré officiellement en vigueur avec pour objectifs d’encadrer l’usage de l’IA tout en promouvant son développement, sans dissiper les craintes d’une efficacité limitée et d’une fragilisation des acteurs locaux.
La « Loi fondamentale sur le développement de l’intelligence artificielle et l’établissement d’une base de confiance » introduit la notion d’« IA à haut risque », qui concerne les systèmes automatisés déployés dans le recrutement, la finance, les transports ou les consultations médicales, secteurs sensibles qui touchent à la vie quotidienne. Les entités exploitant ces systèmes doivent informer les utilisateurs des recours à l’IA et s’engager à protéger les données.
La loi impose aussi un filigrane sur les contenus générés par l’IA, « une protection minimale pour prévenir les effets indésirables liés à une utilisation abusive de cette technologie », selon le ministère des sciences et des technologies (MSIT). La mesure cible principalement les deepfakes – ces faux difficiles à distinguer du réel.
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