Dans la fable de Jean de La Fontaine, le sot demande aux dieux de l’Olympe de lui prêter « leur foudre et leur massue » pour le débarrasser de la puce qui lui a mordu l’épaule. Depuis, les puces sont devenues électroniques, montant à la tête des hommes, et les forces mythologiques sont désormais consacrées à l’amélioration de l’espèce. D’où les « quatre petits dragons » sur lesquels compte la Chine.
C’est ainsi que sont surnommées les quatre start-up chinoises sur lesquelles mise la seconde puissance économique mondiale pour combler son retard technologique vis-à-vis des Etats-Unis dans le domaine des processeurs graphiques, dominé par l’américain Nvidia. Shanghai Biren Technology, l’une de ces jeunes pousses, fondée en 2019, a reçu, vendredi 2 janvier, un accueil enthousiaste à la Bourse de Hongkong. Pour sa première cotation, le cours s’est apprécié de 76 % dans la séance, portant sa capitalisation à 9 milliards d’euros. En décembre 2025, MetaX Integrated Circuits Shanghai et Moore Threads Technology, deux autres « petits dragons », avaient réussi un démarrage boursier encore plus spectaculaire.
L’embargo, décrété en octobre 2022 par l’administration Biden, sur les puces les plus avancées conçues par Nvidia, a contraint la Chine à couver ses acteurs locaux afin de bâtir son indépendance technologique. Depuis, un afflux massif de capitaux et de commandes irrigue tous ceux pouvant contribuer à la mise en œuvre d’une infrastructure permettant à la Chine de rivaliser avec les Etats-Unis dans la bataille de l’intelligence artificielle (IA).
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