LETTRE DE BERLIN
Tout un symbole. C’est en costume de William Wallace, icône de la résistance écossaise contre l’Angleterre, que le ministre-président de Bavière, Markus Söder, le visage teinté de bleu, s’est affiché à l’occasion d’une célébration du carnaval près de Würzburg, le 6 février. « Wallace est le combattant de la liberté par excellence : courageux, intrépide et déterminé – des qualités particulièrement recherchées à notre époque, a-t-il expliqué sans détour devant les caméras. Nous, les Bavarois, chérissons notre liberté et notre indépendance. A cet égard, nous sommes comme les Ecossais. » Ajoutant une pique adressée au gouvernement fédéral : « Epris de liberté – même contre Berlin. »
La dénonciation de la supposée domination de Berlin sur la Bavière fait partie des thèmes favoris du dirigeant bavarois, qui mène actuellement une nouvelle croisade sur le sujet. De fait, la Bavière est, depuis des années, le principal contributeur du système de péréquation budgétaire qui vise à réduire les disparités économiques entre les 16 Länder allemands.
« Il est inacceptable que certains Länder soient à peine viables et doivent être financés par la Bavière et d’autres régions », a-t-il fait valoir, le 13 janvier, lors de la réunion annuelle de son parti, l’Union chrétienne-sociale (CSU), allié de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Friedrich Merz dans la coalition au pouvoir à Berlin, selon les propos rapportés par les participants. Markus Söder plaide pour la réduction du nombre de Länder. « Il en faut moins, tout simplement », a-t-il déclaré, soulignant que celui de Berlin est « le plus grand bénéficiaire » du système actuel. « Les grandes entités sont plus efficaces que les petites », a-t-il insisté.
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