Une voix cristalline et magnétique, des mélodies planantes et brumeuses et des paroles qui puisent leur force dans l’intensité de la poésie arabe : le premier album de Kiss Facility les révèle comme l’un des duos les plus avant-gardistes de la musique en arabe, salue Dazed Middle East.
Khazna (“trésor” en arabe) se situe aux confins de multiples influences, à l’image de sa chanteuse émirato-égyptienne Mayah Alkhateri et du producteur irlando-chilien Salvador Navarrete, déjà très connu sur la scène alternative et électro sous le pseudonyme de Sega Bodega.
“Alkhateri et Navarrete viennent bousculer les codes du genre, ils brouillent les frontières jusqu’à ne faire perdurer qu’une sensation envoûtante et étrangement lumineuse. Le résultat est merveilleux”, applaudit la version arabe du magazine culturel britannique, très élogieuse.
Avec ce disque sorti à la fin de février, “le duo immerge les auditeurs dans une chambre acoustique”. Une chambre où ondoient désir, amour, luxure et mystères.
Les deux artistes, en couple dans la vie, se sont rencontrés il y a trois ans à Paris, où ils résident. Et ont minutieusement créé un projet vulnérable et intimiste, fusionnant leurs univers.
“La voix mythique
et incantatoire
de Mayah Alkhateri
est imprégnée
de poésie arabe,
agrémentée d’une pointe
de shoegaze, d’IDM,
de rock indé et de touches
de musique minimale,
qui provient de la sensibilité
électronique avant-gardiste
de Salvador Navarrete.”
Dazed Middle East, version arabe du magazine culturel britannique Dazed
La chanteuse émirato-égyptienne Mayah Alkhateri et le producteur irlando-chilien Salvador Navarrete, plus connu sous le pseudonyme de Sega Bodega, sortent leur premier album. . Photo Alessia Gunawan
Le duo s’amuse à déjouer les codes, à tordre les sons et les genres, à commencer par le shoegaze.
Leur projet a attiré l’attention du site spécialisé américain Pitchfork, ébloui par la manière dont Kiss Facility dépasse les contraintes de ce sous-genre du rock très planant et onirique pour le réinventer.
“D’une certaine manière, qualifier cet album de ‘shoegaze’ revient à le rattacher inutilement au passé. Il s’agit en réalité d’une interprétation époustouflante de ce genre par la génération Y, parsemée d’influences électroniques et rock accumulées au cours des vingt dernières années et généreusement transposées dans une forme inédite.”
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