La peine légère de vingt mois de prison prononcée mercredi 28 janvier à l’encontre de l’ex-première dame de Corée du Sud, Kim Keon-hee, sonne comme un camouflet pour une accusation sûre de son fait. Certes reconnue coupable de corruption pour avoir accepté, entre autres, un sac Dior et une rivière de diamants Graff en cadeaux, Mme Kim a été innocentée des charges d’infraction à la loi sur les marchés financiers et à celle sur les financements politiques. Le parquet avait requis un total de quinze ans de détention pour l’ensemble des charges qui pesaient sur une personnalité détestée par l’opinion pour sa soif de pouvoir, ses goûts de luxe et son rôle dans la dérive autoritaire de l’administration Yoon.
Alors que des opposants s’étaient rassemblés à Gwanghwamun, au cœur de Séoul, pour réclamer la peine la plus sévère possible et suivre le verdict retransmis en direct à la télévision, le juge Woo In-sung a expliqué qu’une sanction était nécessaire car Mme Kim « n’a pas été à la hauteur des attentes liées à son statut d’épouse du chef d’Etat Yoon Suk Yeol [2022-2025] et a profité de sa position pour des gains personnels ». La courte peine « reflète les remords exprimés par l’accusée et son absence d’antécédents judiciaires », a-t-il ajouté.
Il vous reste 76.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.













