Avec notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard
Dans l’ouest du Kenya, le convoi de l’opposition a essuyé des jets de pierres. Il a dû naviguer entre des barrages routiers, mais il est parvenu à entrer dans Homa Bay en fin de journée. La presse kényane décrit une ville théâtre de scènes de chaos, en amont même du rassemblement. Dès le matin du 16 août, des routes ont été bloquées, des hommes armés de bâtons et de machettes circulaient dans les rues. Certains ont agressé des passants, leur arrachant des objets de valeur, selon l’AFP qui indique que deux de ses journalistes ont été violemment attaqués.
La police a annoncé avoir arrêté, la veille du rassemblement, 15 personnes en possession d’armes, soupçonnées d’être « des criminels » recrutés pour « perturber des activités politiques ».
Un climat politique délétère à un an des élections
Opposition et société civile dénoncent depuis plusieurs mois un climat politique de plus en plus violent. Et notamment l’utilisation de goons, des hommes de mains, qui sèment le trouble lors de rassemblements. Une élection partielle mi-juillet a notamment été marquée par des actes de violence.
Selon Amnesty International les évènements de dimanche représentent « une menace grave pour les droits et libertés garantis par la Constitution kényane ». L’ONG s’en inquiète à l’approche des élections de 2027 et appelle à une enquête.
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